Formation et habilitation pour réaliser un prélèvement conforme pour la détection du SARS-CoV-2
Comment réaliser le prélèvement pour la recherche de covid19 par test virologique (RT-PCR) ou test antigénique (TAG) ?
Le dépistage est la clé du contrôle de l’épidémie.
Que le dépistage soit réalisé par PCR ou par test antigénique, le prélèvement à privilégier est le prélèvement nasopharyngé. La formation et l’habilitation pour réaliser ce geste sont obligatoires.
Nous répondons à toutes les questions que vous vous posez :
La formation est-elle obligatoire pour réaliser un prélèvement nasopharyngé? Qui peut former les professionnels de santé ? Quels sont les critères évalués ? l’auto-prélèvement est-il validé pour la réalisation des tests antigéniques ? Dois-je mettre un masque FFP2 pour prélever ? Dois-je avoir une charlotte ? Quels sont les risques d’un prélèvement mal réalisé ? Peut on prélever la salive ? Avec quel désinfectant et pendant combien de temps doit on désinfecter les surfaces ? A quel moment faut il réaliser le prélèvement ? Doit on prélever les deux narines ? Quelle est la durée du prélèvement ? Quel est l’ordre d’habillage et de déshabillage ? Quels sont les professionnels autorisés à prélever après avoir suivi une formation spécifique selon les recommandations de la sfm ? Quelles sont les indications des tests antigéniques ? les tests antigéniques sont ils assez sensibles ? Un test antigénique positif doit il être confirmé en laboratoire par une PCR ? Les résultats des tests antigéniques doivent ils être enregistrés dans SI DEP ? Quelle est la différence entre formation et habilitation ? Faut-il changer de gants et de surblouse entre chaque patient ? Quels sont les patients à risques de formes sévères ? Quelle est la définition d’un cas contact ? Comment dois-je éliminer mes déchets ? La personne souhaitant se faire dépister peut-elle remplir la fiche de prélèvement avant de se faire tester ? Comment puis-je me procurer des coffrets de tests antigéniques ? le prélèvement pour les tests antigéniques peut-il être réalisé à l’extérieur ? Le test antigénique peut-il être réalisé sous barnum ? les tests antigéniques détectent-ils les variants ? Que faire si l’écouvillon casse dans la cloison nasale ? Peut-on ouvrir un barnum devant un établissement pour lequel le pass sanitaire est obligatoire (exemple les boites de nuit)
Notre formation/habilitation, conforme aux recommandations de la société française de microbiologie, porte sur les conditions de réalisation du prélèvement naso-pharyngé, afin d’assurer la protection individuelle des professionnels mobilisés et la qualité du prélèvement.
Que vous exerciez à Lyon, Marseille, Paris, Bordeaux, Montpellier, Lille, Grenoble,… la formation par modules de e-learning, conçus par des biologistes et des chirurgiens ORL, associée à une habilitation à distance avec sauvegarde des vidéos est un bon compromis, qui permet un déploiement rapide tout en assurant la traçabilité de l’acquisition des compétences conformément aux recommandations de la sfm.
J’ai un diplôme m’autorisant à réaliser les prélèvements nasopharyngés et/ou les tests antigéniques et je souhaite être habilité, je m’inscris en suivant ce lien
Le prélèvement nasopharyngé, oropharyngé ou salivaire nécessaire à l’examen de détection du SARS-CoV-2 peut être réalisé, à condition qu’il atteste avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de cette phase conforme aux recommandations de la Société française de microbiologie et dispensée par un professionnel de santé déjà formé à ces techniques, par :
1.Un médecin, un chirurgien-dentiste, une sage-femme, un pharmacien, un masseur-kinésithérapeute ou un infirmier ;
2.Sous la responsabilité d’un professionnel de santé : Un manipulateur d’électroradiologie médicale, un technicien de laboratoire médical, un préparateur en pharmacie, un aide-soignant, un auxiliaire de puériculture, un ambulancier, orthophoniste, pédicures-podologue, orthoptiste, physicien médical, ergothérapeute, psychomotricien, audioprothésiste, diététicien, opticien-lunetier, orthoprothésiste, podo-orthésiste, oculariste, épithésiste, orthopédiste-orthésiste, assistant dentaire ou un étudiant ayant validé sa première année en médecine, chirurgie dentaire, pharmacie, maïeutique, masso-kinésithérapie , ou soins infirmiers,
2 bis : Les personnes titulaires d’un diplôme dans le domaine de la biologie moléculaire ou justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins un an dans ce domaine, les personnes titulaires de l’un des diplômes mentionnés à l’annexe au IV et V du présent article (Brevet de technicien supérieur :- chimie ;- métiers de l’eau ;- qualité industries alimentaires et bio-industrie ;- biophysique de laboratoire. Diplôme Universitaire de Technologie :- génie biologique, option agro alimentaire ;- génie de l’environnement. Licences professionnelles :- bioanalytique et expérimentale ;- bioindustries et technologies, Licences :- sciences de la vie ;- sciences de la vie et de la terre ;- sciences pour la santé ;- biologie et santé ;- en sciences de la vie biologique ;- génomique, physiologie et santé. Masters :- de biologie et santé ;- en biologie de l’environnement, en biologie moléculaire et cellulaire.- en biochimie, biologie moléculaire.
et, lorsqu’ils sont placés sous la responsabilité d’un technicien de laboratoire médical, les étudiants de 3e et 4e années de 3e cycle du DES de biologie médicale et les étudiants en master « biologie moléculaire et cellulaire » ou « biochimie, biologie moléculaire ;
3. Pour une zone et une période définies par le représentant de l’État territorialement compétent
a) Un sapeur-pompier professionnel ou volontaire titulaire du bloc de compétences “Agir en qualité d’équipier prompt-secours” ;
« b) Un sapeur-pompier de Paris titulaire de la formation élémentaire en filière “sapeur-pompier de Paris” (SPP) ou “secours à victimes” (SAV) ou “spécialiste” (SPE) ;
« c) Un marin-pompier de Marseille détenant le brevet élémentaire de matelot pompier (BE MOPOMPI) ou de pompier volontaire (BE MAPOV) ou de sécurité et logistique (BE SELOG) ;
« d) Un membre d’une association agréée de sécurité civile, titulaire de l’unité d’enseignement “premier secours en équipe de niveau 1” (PSE1) à jour de sa formation continue ;
« e) Un sapeur-sauveteur des formations militaires de la sécurité civile titulaire de l’unité d’enseignement “premier secours en équipe de niveau 1” (PSE1) à jour de sa formation continue ;
« f) Tout détenteur de l’unité d’enseignement “prévention et secours civiques de niveau 1” (PSC1) ;
« g) Les auxiliaires sanitaires relevant de l’autorité technique du service de santé des armées ;
« h) Les pompiers de l’air titulaires de la qualification de premier secours en équipe de niveau 2 (PSE 2) et à jour de formation continue ;
« i) Les matelots pompiers détenant le brevet élémentaire de matelot pompier (BE MOPOMPI) ou les marins pompiers détenant le brevet d’aptitude technique de marins pompier (BAT MARPO) ou le brevet supérieur de marin pompier (BS MARPO). »
j) Les vétérinaires exerçant dans les conditions mentionnées à l’article L. 241-1 du code rural et de la pêche maritime et les inspecteurs de santé publique vétérinaire détenteurs d’un diplôme, certificat ou titre permettant l’exercice en France des activités de vétérinaire ; »
Le prélèvement pour une recherche du virus par test antigénique est le prélèvement nasopharyngé. Le prélèvement nasal est autorisé pour les enfants de moins de 12 ans en seconde intention.
La spécificité des tests antigéniques est très bonne mais dans l’objectif de renforcer la surveillance génomique, tout résultat positif de test antigénique ou d’autotest doit désormais faire l’objet d’une confirmation par test RT-PCR. (DGS du 14 mars 2022)
L’utilisation des tests antigéniques à des températures trop basses peut entrainer des résultats faussement positifs. Vous pouvez réaliser le prélèvement nasopharyngé en extérieur, mais quand les températures sont trop basses, le test antigénique doit être réalisé en intérieur.
Il appartient au professionnel de santé qui utilise le dispositif de s’assurer que les conditions de stockage, de conservation et d’utilisation lui permettent de donner « un résultat sécurisé » conforme aux performances données par le fabricant. Le non-respect de ces règles peut entrainer le rendu d’un résultat faussement négatif ou faussement positif.
les professionnels devront saisir tous les résultats dans SI-DEP, à savoir les résultats positifs et négatifs. Le paiement de l’acte est subordonnée à la saisie dans l’outil SI-DEP, y compris pour les résultats négatifs. la procédure est disponible ici.
La liste des tests autorisés est disponible sur ce site :
Les mutations touchant la protéine S, l’utilisation des tests antigéniques ciblant uniquement la protéine S est très fortement déconseillée. Il est ainsi demandé de vérifier que les tests achetés et utilisés détecte les protéines N ou N+S qui permettent de détecter les nouvelles variantes du SARS-CoV-2, notamment du VOC 202012/01. La liste est actualisée quotidiennement sur le site du ministère des solidarités et de la santé (https://covid-19.sante.gouv.fr/tests)
Oui, mais pour faire des tests PCR il faudra signer une convention avec un laboratoire.
Faire porter un masque chirurgical au patient dès son arrivée sur le site de prélèvement ou lors de votre arrivée à leur domicile.
Préleveur habilité :
Masque FFP2, blouse, gants non stériles (à changer à chaque patient), sur-blouse ( à changer à chaque patient), lunettes de protection, et charlotte.
En arrivant se changer dans une pièce dédiée et mettre une autre tenue (pantalon, T-shirt, longs, lavables à 60°C et chaussures). En partant, mettre dans un sac les vêtements portés lors du/des prélèvements et les laver à 60 °C. Pour les chaussures changer de paires d’un jour à l’autre ou porter des sur-chaussures.
En arrivant chez vous, prenez une douche.
ALERTE : Les masques de protection de voies respiratoires de type FFP2 sont des dispositifs à usage unique et ils ne doivent pas être réutilisés au-delà de 8h maximum* d’utilisation. Leur décontamination par quelques procédés que ce soit (chaleur, froid, désinfectant, détergeant…) est à proscrire en l’état actuel des connaissances, aucune méthode n’ayant été validée à ce jour.
(*source SF2H – mars 2020).
Chez une personne symptomatique, il faut prélever la première semaine après l’apparition des symptômes car c’est le moment où l’excrétion virale est le plus important.
Pour les cas contacts :
Pour l’ensemble des contacts à risque (foyer et hors foyer), un test antigénique devra être réalisé immédiatement, dès la prise en charge du contact, chez elle, afin de pouvoir déclencher sans attendre le contact-tracing en cas de positivité. Un résultat négatif ne lève pas la mesure de quarantaine de la personne contact (une attention particulière devra être portée à l’explication de l’importance de la poursuite de la quarantaine).
- Le virus persiste jusqu’à 3 heures sur des surfaces inertes sèches et jusqu’à 6 jours en milieu aqueux ;
- Sensibilités aux désinfectants usuels virucides : hypochlorite de sodium à 0.5%, acideperacétique/péroxyde d’hydrogène, éthanol ou isopropanol à 70%, glutaraldéhyde norme EN14476. A utiliser suivant les recommandations du fabricant (concentration et temps de contact).
- Désinfecter tout le materiel et le site de prélèvement avec l’un de ces désinfectants.
Douleur et l’epistaxis
Pourquoi : les structures muqueuses nasales sont richement vascularisées et innervées ; il faut donc s’imaginer ( puisque c’est un prélèvement « à l’aveugle ») les éléments anatomiques des fosses nasales à savoir un septum qui est median et des structures latérales que sont les cornets ; et vers le haut l’entrée de l’ethmoide latéralement et la gouttière olfactive médialement ( effectivement un point de faiblesse de la base du crâne) ;
Risque de brèche Osteo durale
Sur un prélèvement mal fait et partant trop verticalement et en dedans le risque est faible (mais pas impossible) à moins bien sûr d’un geste intempestif ( ou sur des cavités sinusiennes préalablement ouvertes par une chirurgie) ; le risque serait alors infectieux, méningé ( streptocoque pneumoniae en premier lieu, mais aussi à un moindre degré hémophilus et staphylocoque) il s’y pourrait s’y associer une rhinoliquorhée ( fuite de Lcr) ; on peut voir ce type de complications après un traumatisme crânien ou après une chirurgie endoscopique endonasale (pour polypose par exemple) ;
Comment procéder ?
L’idéal est un prélèvement profond plus horizontal en écouvillonant délicatement en median et latéral pour optimiser les chances d’attraper du virus 🦠 quitte à aller jusqu’au cavum ( paroi postérieure du pharynx en arrière (en longeant le plancher).
Il faut proscrire l’ecouvillonage vers le haut, notamment en laissant la tête du patient horizontale.
Les médecins, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les pharmaciens, les masseur-kinésithérapeutes, les infirmiers peuvent saisir les résultats des tests antigéniques et ainsi générer le QR code pour obtenir le passe sanitaire.
En pratique, le professionnel saisit le résultat dans SIDEP grâce à sa carte CPS ou e-CPS. Ainsi, le patient reçoit un sms avec un lien pour télécharger son QR code. Il peut le scanner et le sauvegarder dans tousanticovid.
oui, dans l‘arrêté du 1er juin 2021, il est noté que le prélèvement nasopharyngé, oropharyngé ou salivaire nécessaire à l’examen de détection du SARS-CoV-2 peut être réalisé, par les professionnels de santé, à condition qu’ils attestent avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de cette phase conforme aux recommandations de la Société française de microbiologie et dispensée par un professionnel de santé déjà formé à ces techniques.
D’après les recommandations de la société française de microbiologie, seuls les biologistes et les cliniciens sont réputés être habilités de par leur diplôme initial. les autres professionnels (infirmiers, kiné, sage femme …) doivent justifier d’une formation et d’une habilitation.
Il faut distinguer la formation de l’habilitation.
Les modalités de formation sont les tutoriels et procédures, observation et réalisation d’au moins 3 prélèvements effectués sous supervision.
Concernant l’habilitation, la société française de microbiologie a défini plusieurs critères d’évaluation.
L’habilitation est prononcée à l’issue de la formation lorsque tous les critères ont été acquis avec succès.
La formation est obligatoire mais pas suffisante. Le professionnel doit être habilité selon les recommandations de la sfm pour être autorisé à réaliser le prélèvement nasopharyngé.
Un professionnel lui même habilité. L’habilitation est prononcée à l’issue de la formation lorsque tous les critères ont été acquis avec succès. Nous proposons une formation en e-learning, suivie d’une habilitation à distance. Nos évaluateurs (biologistes et IDE) évaluent les apprenants par vidéos, idéal pour assurer la traçabilité.
Vous devez vous rapprocher de votre assureur pour l’informer de votre nouvelle activité et connaitre votre responsabilité professionnelle en cas de mise en cause par un patient (évènements indésirables associés aux soins, résultat faussement négatif…). Certains assureurs demandent à leurs adhérents le justificatif de formation et d’habilitation à la réalisation des prélèvements nasopharyngés et des TROD.
Une obligation de déclaration préalable est à présent nécessaire pour la réalisation d’un test rapide d’orientation diagnostique antigénique nasopharyngé de détection du SARS-CoV-2 dans tout lieu autre que ceux dans lesquels exercent habituellement les professionnels de santé. Les activités de dépistage peuvent débuter à l’expiration d’un délai de deux jours ouvrés après l’enregistrement de la déclaration.
Les organisateurs s’engagent :
-à respecter les dispositions applicables de qualité et de sécurité sanitaires de l’arrêté du 1er juin 2021, notamment s’agissant de la condition de formation des personnes habilitées à effectuer des prélèvements nasopharyngés ;
-à solliciter une autorisation d’occupation du domaine public auprès de l’autorité compétente lorsque celle-ci est nécessaire et à ne pas débuter l’activité ou l’opération tant que celle-ci n’aura pas été délivrée.
Certaines organisations professionnelles du secteur des discothèques collaborent avec des sociétés et pharmacies proposant la mise en place de barnums de dépistage pouvant être installés devant l’établissement et accessibles la nuit. Les tests antigéniques proposés permettent d’obtenir un résultat en quelques minutes et sont remboursés par l’assurance maladie, dès lors que le patient est doté de sa carte-vitale. La mise en place du barnums nécessite une déclaration préalable.
Pour récupérer le matériel (écouvillons et tests antigéniques) vous devez vous rendre dans une pharmacie. Le pharmacien doit vous délivrer des coffrets de tests antigéniques sans limitation de quantité. A noter qu’il n’y a pas de rupture de stock.
Pour aller plus loin : formez-vous avec notre programme Découvrir toutes nos formations, 100 % e-learning, organisme certifié Qualiopi.

